Bernard Borderie

Publié le par cape et épée

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Voici a présent un bref retour sur la carrière d'un grand réalisateur populaire, et le deuxième homme du film de cape et d'épée français aprés André Hunebelle, dans les années 60. Il s'agit de Bernard Borderie, réalisateur ambitieux, capable du meilleur comme du pire... Cette biographie est aussi disponible sur le site Cinéartistes.com.

 

Bernard Borderie nait le 10 Juin 1924 a Paris. Il est le fils du célèbre producteur Raymond Borderie. Après un passage par l’Ecole des Beaux-Arts et une période d’assistanat, notamment pour Alexander Esway, Jean Dréville et Henri Decoin , il réalise plusieurs court-métrages entre 1949 et 1952. On lui doit nottament La fabrication du savon, Transit a Saïgon, Bon voyage, mademoiselle ou Rendez-vous a Paris.

 

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Il se lance avec succès dans le long-métrage en 1950 avec Les loups chassent la nuit, réunissant Jean-Pierre Aumont, Carla del Poggio et un acteur encore peu connu du grand public: Louis de Funès. Ses premières années sont marquées sous le signe du polar, avec La môme vert-de-gris en 1952 et Les femmes s’en balancent, réunissant Eddie Constantine et Dominique Wilms, en 1953. C’est en 1954 qu’il réalise son premier film d’aventures, Fortune carrée, œuvre ambitieuse d’après le roman de Joseph Kessel, co-scénariste du film. Deux ans plus tard, il dirige Georges de Caunes dans son propre rôle, dans l'étonnant Tahiti, ou la joie de vivre. Il retrouve Eddie Constantine pour une nouvelle comédie: Ces dames préfèrent le mambo en 1957. Puis, il dirige Lino Ventura et Charles Vanel dans Le gorille vous va si bien en 1958, nouvelle adaptation de roman. Suivent deux nouveaux polars: Délit de fuite et La valse du gorille en 1959.

 

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Après un film de guerre, Le sergent X, Bernard Borderie revient a la comédie en 1960 avec Comment qu'elle est! et Le caïd l'année suivante. En 1961, Bernard Borderie découvre le film de cape et d'épée, genre qui fera sa célébrité dans les années soixante. Il réalise ainsi une nouvelle adaptation du roman d'Alexandre Dumas Les trois mousquetaires en deux parties: Les ferrets de la reine et La vengeance de Milady, avec Gérard Barray en D’Artagnan. Georges Descrières, Bernard Woringer, Jacques Toja sont respectivement Athos, Porthos et Aramis, et enfin la belle Mylène Demongeot dans le costume de Milady de Winter. Après une nouvelle comédie, Lemmy pour les dames, il adapte l'année suivante un autre grand roman de cape et d’épée, Le chevalier de Pardaillan et réalise une suite,Hardi Pardaillan, en 1963, On retrouve encore une fois Gérard Barray dans le rôle-titre, dans cette adaptation du roman de Michel Zévaco aux faux airs de série B.

 

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Entre temps, il adapte au cinéma les aventures d’un autre héros populaire, Rocambole incarné par Channing Pollock, et dirige pour la sixième fois Eddie Constantine dans À toi de faire... Mignonne. C'est en 1964 que Bernard Borderie réalise son plus grand succès, Angélique, marquise des anges, entre romance et film de cape et d’épée, qui révèle l’actrice Michèle Mercier. Quatre autres films complètent bientôt cette saga, Merveilleuse Angélique, Angélique et le roy, Indomptable Angélique et Angélique et le sultan. Leur qualité va décroissant, tandisque le genre s'essoufle peu a peu a la fin des années 60.

 

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Multipliant les réalisations, Bernard Borderie retrouve entre-temps Robert Hossein pour le film policier Brigade antigangs, et dirige Jean Marais et Guy Bedos dans un ambitieux film d’aventure en costumes, Sept hommes et une garce, toujours en 1966. Après un nouveau film en costumes, Catherine avec Olga Georges-Picot en 1968, le cinéaste tourne son dernier film, A la guerre comme a la guerre en 1972, puis il travaille pour la télévision. Il dirige plusieurs séries à succès, telles que: Les Mohicans de Paris avec Robert Etcheverry, Jo Gaillard avec Bernard Fresson en 1974, et Gaston Phébus avec Jean-Claude Drouot en 1978. Mais, malade, il doit mettre un terme a sa carrière et meurt a Paris le 28 Mai 1978.

Publié dans Les réalisateurs

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