Brissac l'admirable, 1ère partie

Publié le par cape et épée

En guise d'entracte, voici un petit texte que j'ai écrit moi-même. J'y fais intervenir Gauthier Brissac, pseudo d'Artagnan avec certains traits d'Altaïr (ou Ezio). Il s'agit d'un premier essai, soyez donc indulgents. Je publierai les autres parties de l'histoire de temps en temps... Bonne lecture.

 

http://www.arquebusiers.be/uniformes/arquebusier-sentinelleLXIII.jpg

 

I: L'arrestation


Il faut bien admettre une chose: à l'époque ou se déroule cette histoire, les rues de Paris étaient parfois dangereuses. Entre les soldats inactifs utilisant leur adresse a l'épée pour des causes plus ou moins défendables, les détrousseurs de bourses entrainant gentilshommes et bourgeois dans de mortels coupes-gorge, et les rustauds sergents patrouillant dans les rues, les mauvaises rencontres étaient monnaie courante. Au détour d'une ruelle mal éclairée, le guet-apens était une chose facile a planifier et a réaliser. Il arrivait cependant que le mauvais sort fasse que la victime fût un redoutable bretteur; auquel cas l'embuscade risquait de tourner fort mal pour le bandit qui en était l'instigateur. Dans cet univers rude ou la loi du plus fort régissait de nombreuses activités de la vie quotidienne, l'honneur, l'intelligence et la bravoure étaient les valeurs qui différenciaient le gentilhomme du misérable félon. Toutefois, si les mauvaises rencontres étaient monnaie courante, elles n'étaient pas les seules. Ne croyez surtout pas que cet âge était un âge sombre, ou les hommes auraient vécu dans la crainte et la méfiance. Au contraire, l'époque dont je vous parle, celle ou se déroule notre histoire, est flamboyante, vive, colorée, romanesque en somme. La violence était reine, mais l'honneur était roi. On ne risquait pas d'y trouver le temps long, et l'on pouvait, avec suffisamment de courage et d'audace, accomplir des exploits dignes des chansons de geste d'autrefois...


Notre histoire commence donc dans l'une de ces ruelles du Paris des mousquetaires. Et, plus précisément, dans une auberge. Une auberge des plus accueillantes, a en juger par son apparence extérieure. Une façade a colombages pittoresque comme on en trouvait tant a cette époque; une enseigne en bois peint suspendue au-dessus de l'entrée; en somme une de ces auberges à l'apparence si française, excellentes pour commencer un roman d'aventure, et a fortiori un roman de cape et d'épée. A l'intérieur, une ambiance typique du règne de Louis XIII; une grande salle remplie de tables rondes et, au fond, le comptoir ou se plaçait l'aubergiste. Derrière ce comptoir, l'on pouvait aisément deviner les coulisses de cette scène, ou allait se jouer le début de notre aventure. Sur ce comptoir, du pain, du vin, des jambons, et d'autres bonnes choses destinées a nourrir les estomacs vides qui se présentaient en ces lieux. Les clients étaient nombreux; souvent trois ou quatre par table. Beaucoup étaient armés de rapières, posées ostensiblement a coté des chaises dans un fourreau de cuir ou, pour les plus belliqueux, au clair, attachées a la ceinture, a portée de main dans tous les cas. Tous ces braves gens portaient des chapeaux de feutre a large bord du plus bel effet, a la mode en ce temps-la. Certains étaient surplombés d'un, deux, voire trois plumets, qui ne faisaient que donner plus de prestance a la personne située sous le beau couvre-chef. En somme, la scène respirait l'authenticité et le romanesque; gauloise, paillarde, respirant l'aventure et le mystère.


L'œil curieux et avide de savoir la suite se dirigera instinctivement vers l'une de ces tables. Celle-ci, située dans l'angle de la pièce, supportait quatre hommes a l'air pour le moins mystérieux, le visage caché par leurs grands chapeaux noirs. Cependant, même si leurs couvre-chefs nous empêchent de les voir distinctement, je puis dire que ces quatre larrons avaient un visage pour le moins patibulaire, bien qu'inexpressif. L'un d'entre eux, notamment, se remarquait aisément par son bandeau sur l'œil et sa taille plus imposante que celle de ses trois compagnons de table. Cependant, les quatre hommes étaient tous forts, larges d'épaules, et semblaient porter, en plus de leur rapière, plusieurs poignards. Ils fumaient également la pipe. Le regard extérieur ne pouvait qu'apercevoir les des colonnes de fumées s'échapper de cet amas noir et rouge. Vous l'aurez compris, ces personnages font partie des mauvais de l'histoire; a fortiori le borgne qui, étant donné sa stature plus imposante et son air rusé, plus en tout cas que ses camarades, était le capitaine de la bande. Leurs capes rouges signalaient aisément au passant de l'époque leur appartenance a la police personnelle du cardinal, ce qui, dans une histoire se déroulant durant le règne de notre bon roi Louis XIII, ne peut que renforcer le peu de sympathie que l'on doit avoir pour ces gens. La police du cardinal multipliait en effet depuis quelques années les arrestations et les tortures, s'étant taillée dans tout Paris une terrible réputation par leurs méthodes expéditives et cruellement efficaces. Les écrivains et pamphlétaires s'opposant au cardinal étaient la cible préférée de ces hommes.Ils semblaient jouer aux cartes, mais attendaient en réalité qu'une personne particulière entre dans l'auberge pour l'arrêter et l'emprisonner; ce qui arrivait souvent en ces temps.

 

http://farm4.static.flickr.com/3133/2852901508_615ca9389c.jpg

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Xian Moriarty 05/05/2011 20:16


Oui, je parle bien de cette phrase !

XD je sens que je vais créer un groupe pour la réhabilitation des gardes de Richelieu ! XD


cape et épée 07/05/2011 23:30



Et voila, j'ai apporté quelques petites modifications, enlevé quelques fautes, et modifié au passage cette phrase qui était un peu redondante...



Xian Moriarty 11/04/2011 22:57


Bon, pour commencer, il y a des fautes d'orthographe et quelques répétitions qui passent pas super bien.
Sinon, la première phrase de ton 3eme paragraphe est un peu bizarre.

Pour le fond, c'est une écriture un peu "lourde", surtout dore à lire à cause de la petitesse des caractères. Sinon, tu campes très bien l'ambiance ainsi que le décor. On s'y croirait. On sent que
c'est écrit avec amour (lol).
Après, difficile d'en dire plus car c'est très court !

Mais pourquoi les gardes de mon petit Richelieu sont toujours méchants ? X)
En tout cas, c'est un bon début !!


cape et épée 05/05/2011 20:11



Depuis Dumas, les gardes de Richelieu sont toujours méchants ou presque... Merci pour ta critique très constructive, je vais supprimer ces fautes d'orthographe. Tu veut parler de cette phrase:
"L'oeil curieux et avide de savoir la suite se dirigera instinctivement vers l'une de ces tables en particulier"?