Lagardère, un hommage en demi-teinte

Publié le par cape et épée

Aprés une absence malheureusement prolongée, en raison de fâcheuses coupures Internet, me revoici enfin, avec pour la premiére fois la critique d'un téléfilm bien connu: Lagardère, réalisé par Henri Helman.

 

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Diffusé pour la premiére fois en 2004, ce téléfilm réapparait désormais assez souvent sur les chaines de la TNT et Canalsat. Il est l'oeuvre d'un habitué du téléfilm historique, Henri Helman.

 

Les téléspectateurs qui ont lu le livre de Paul Féval dont le téléfilm est adapté ne pourront qu'étre frappés par la fidélité au roman. Alors que les films de cape et d'épée sont souvent connus pour avoir un respect relatif de l'oeuvre originale, Lagardère transcrit avec habileté l'intrigue devenue bien connue du roman. Il est vrai que deux parties d'une heure et demie chacune sont un bien meilleur format pour retranscrire avec fidélité un livre de 700 pages! Les admirateurs de l'oeuvre seront amplement satisfait, d'autant que le film se présente comme un hommage au Bossu de Paul Féval, une certaine modestie qui, malheureusement, freine quelque peu cette fiction qui se voulait ambitieuse. Mais tout d'abord, un bref retour sur l'intrigue originale.

 

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Dans le Paris de la Régence, le soldat Henri Lagardère se lie d'amitié avec le duc Philippe de Nevers. Réputé imbattable en duel, celui-ci apprend au fougueux jeune homme le secret de sa botte, la fameuse botte de Nevers. Il désire épouser Inés de Caylus, héritiére de la famille rivale. Cet amour apparemment impossible est bouleversé par le mariage secret entre les deux amants, puis la naissance d'un enfant, Aurore. Prenant les choses en main, Nevers veut enlever Aurore et son enfant, retenus prisonniers dans leur chateau par leur père.

 

C'était sans compter sur Philippe de Gonzague, cousin de Nevers, et lui aussi amoureux d'Inés. Celle-ci lui était promise, mais l'entétement de Nevers en ont décidé autrement. Fou de rage, Gonzague recrute des mercenaires qui, dans les fossée du chateau de Caylus, assassinent le duc. Lagardère, impuissant, assiste a cet assassinat. Il parvient a transpercer la main du meurtrier de Nevers, jurant a son ami mourant de retrouver le commanditaire du meurtre, et de prendre soin de l'enfant. La vengeance est en place, et je n'irais pas plus loin, par respect pour ceux qui n'ont pas lu le livre...

 

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Avec une telle intrigue, il n'est pas étonnant que Le bossu ait été adapté autant de fois sur le grand ou le petit écran. On se souvient, nottament, de la version avec Jean-Marais et Bourvil ou, plus récemment, de celle avec Daniel Auteuil et Fabrice Luchini. Le téléfilm d'Henri Helman est l'adaptation la plus récente, mais est cependant loin d'étre la meilleure...

 

Malgré tout, cette fiction possède quelques qualités. La réalisation d'Henri Helman est intelligente et efficace, alternant les scénes d'action avec virtuosité. Fervent amateur de films de cape et d'épée, Helman se rapproche presque du style américain, et Lagardère fait parfois penser a un film d'aventures venu d'outre-Atlantique. La France manque de réalisateurs efficaces, et c'est une bonne surprise que de voir une fiction aussi bien menée.

 

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Mais ce talent certain d'Henri Helman est freiné par le manque de moyens. Nous sommes dans un téléfilm, et

certaines scénes assez pauvres sont la pour nous le rappeler. La scéne de l'assassinat de Nevers, par exemple, m'a énormément décu. Certains duels son également assez molassons, malgré l'entrainement et la virtuosité des escrimeurs. C'est cet aspect télévisuel qui, malheureusement, empéche cette fiction de décoller pour devenir vraiment exceptionnelle. Nous pouvons reprocher la méme chose au récent Cartouche réalisé par le méme Henri Helman. Il est dommage que l'ambition et le talent se heurtent a  un budget correct pour un téléfilm, mais insuffisant pour une adaptation correcte de ce roman riche en action et en rebondissements.

 

La prestation de Bruno Wolkowitch, sauve quelque peu ce téléfilm. Méme s'il n'a pas le charisme de Jean Marais ou le talent de Daniel Auteuil, il parvient tout de méme a réaliser une belle performance, et convaincra sans aucun doute tous les spectateurs. On peut également remarquer quelques seconds rôles assez exceptionnels, avec nottament Ticky Holgado, qui interpréte son personnage avec finesse et conviction Frédéric Van Den Driessche est également un Philippe

de Nevers convaincant. Malheureusement, ce n'est pas le cas de tous les acteurs. Yvon Back, dans le rôle de Philippe de Gonzague, est beaucoup trop monolithique, et Clio Baran, alias Aurore de Nevers, cabotine carrément, jusqu'a la limite du ridicule. On se prend a regretter Fabrice Luchini et Marie Gillain, qui avaient obtenu les mémes rôles dans la version de 1997.

 

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Au final, Lagardère est une fiction correcte, agréable, divertissante (c'est ainsi que les critiques parlent d'unn film qu'ils ont aimés, mais qui est trop "populaire" pour qu'ils puissent l'avouer) mais ou le talent du réalisateur et de l'acteur principal sont freinés par un budget modeste, et par le format méme du téléfilm. Cette fiction méritait mieux. Dommage...

 

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pierre vivier 10/12/2011 15:57

LE MEILLEUR DES ADAPTIONS QUE AI VISONNÉ DU ROMAN DE PAUL FEVAL EST CELLE AVEC ACTEUR JEAN PIAT . CMEST LA SPLUS FIDELE AU ROMAN.